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Guide honoré à la fête des Guides 2001 : Fernand Claret-Tournier Né le 04 Novembre 1910 aux Houches. |
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Il sera chasseur alpin au 13e BCA et participera activement au mouvement de résistance dans un poste anvancé d'éclaireur basé à la gare du Montenvers. Compagnon de cordée de Frison-Roche dans les années trente, il aura l'occasion de retrouver celui-ci pendant cette période de guerre en l'aidant à se cacher. Par la suite, Fernand deviendra le guide de Martine, la fille de Frison. Bon skieur, après guerre, il sera moniteur de ski à l'école Ledoux. Sa plus grande réalisation est sans auncun doute, la première de l'éperon Nord des Droites. Avec son client Charles Authenac, il réalise une ascension de haute difficulté. Authenac racontera cette ascension dans la revue Alpinisme de décembre 1937. Quelques mots de son récit décrivent bien l'ambiance de cette ascension : Nous remontons tout droit vers le haut. Calmement et patiemment nous traçons notre voie. Les heures passent rapidement dans l'action d'un travail acharné. Sous le bombardement constant des glaçons qu'envoie généreusement mon compagnon et contre quoi il n'y aura jamais nulle possibilité d'abri, les mains sont vite en sang, la tête et les épaules meurtries. Cela est bien peu de chose comparé à la virtuosité qu'il faut déployer. Je constate sa bravoure qu'il allie à une modestie qui devrait faire exemple ». 38 heures plus tard ils rejoignent enfin le refuge du Couvercle signant un exploit un peu occulté par la conquête des Jorasses. Avec ce même client, il ouvrira la face Sud Ouest de l'Aiguille Mummery en 1942, une face dolomitique qui sera considérée longtemps comme l'une des plus belles escalades du Mont-Blanc. Associé souvent à Firmin MOLLIER, avec comme cliente Mlle AUVERT, on retrouve sur les photos les regroupant, une grande malice et une joie de vivre certaine. Fernand était un bon vivant. Calme et discret. Pour fait, son retour des Droites qu'il voudra partager exclusivement avec ses amis sans photo ni presse. Comme beaucoup d'autre guide à cette époque, Fernand et son frère Raymond participèrent à plusieurs secours dans le massif. Ils reçurent tous deux des Médailles de sauvetage pour ces actes de courage. Il fut lui-même par deux fois bléssé gravement. D'abord au Pic de Roc avec son fidèle client Authenac qui descendit seul chercher les secours. Son frère Raymond sera dans la caravanne de secours qui parviendra à rejoindre Fernand malgré un gros orage. Ensuite son accident au Peigne en 1954 mettra fin à sa carrière de guide. Sa reconversion se passera entre son troupeau de moutons à la ferme de Taconnaz et son travail dans un magasin de la vallée. Il s'éteindra en 1975 après une vie de guide bien remplie faite de discrétion et de simplicité. |
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